Mon Milton-Parc: Des jeunes, des jardins et des Jeux
Cette infolettre résume les nouvelles de Milton-Parc du 27 mars au 2 avril 2025.
Alors que Montréal vient d’adopter un règlement autorisant les Airbnb qu’en été, le Comité logement du Plateau demeure prudent quant à l’impact réel qu’aura cette mesure.
Un règlement interdisant la location de logement à court terme en zones résidentielles, entre le 11 septembre et le 9 juin, a été adopté mardi par la Ville de Montréal. Le Comité logement du Plateau Mont-Royal attend toutefois de constater les impacts de cette mesure avant de crier victoire.
Alors qu’elle annonçait la venue du nouveau règlement en janvier, la Ville avait justifié sa décision en notant que plus de 2000 espaces mis en location sur son territoire à temps plein sur des plateformes comme Airbnb sont dans l’illégalité, selon ses analyses.
Il faut dire que les sites exclusivement consacrés à l’hébergement touristique ne sont permis que dans certaines zones de la ville.
Dans Le Plateau-Mont-Royal, celles-ci se trouvent sur la rue Saint-Denis, entre les rues Sherbrooke et Gilford, ainsi que sur le boulevard Saint-Laurent, entre la rue Sherbrooke et l’avenue du Mont-Royal.
Bien qu’il estime que la démarche de la municipalité face aux impacts des plateformes de location à court terme sur la crise du logement représente «un pas positif» dans une bonne direction, l’organisateur communautaire du Comité logement, Alain Deschamps, fait preuve de prudence.
«On peut bien avoir des règlements, mais encore faut-il que la Ville consacre des ressources pour embaucher des inspecteurs pour bonifier le régime d'application», soutient-il, disant estimer que plusieurs mesures de protection de la population sont adoptées, mais que leurs impacts ne se font pas ressentir, faute de moyens.
Il est à noter que l’entrée en vigueur du nouveau règlement est censée éviter aux inspecteurs municipaux la tâche ardue de devoir accumuler des preuves afin de déterminer si un logement sert de résidence principale ou non.
D’autre part, l’équipe chargée d’inspecter les locations à court terme passera de quatre à dix personnes.
Bien que M. Deschamps reconnaisse l’effet allégeant du règlement sur le quotidien des membres de l’escouade Airbnb, il estime tout de même que trop peu de ressources sont accordées pour s’attaquer aux problèmes liés au logement en général.
Hormis l’escouade Airbnb de la Ville de Montréal, la division permis et inspections du Plateau-Mont-Royal compte sept inspecteurs. Cinq d’entre eux sont attitrés aux bâtiments, alors que les deux autres supervisent les logements ainsi que les cas de nuisances sonores.
«Dans quel monde est-ce que c’est une distribution de ressources équitables?», demande Alain Deschamps, qui affirme que seulement un de ces deux employés est voué à l’examen des conditions des locataires à temps plein.
«La dernière fois qu’on lui avait parlé, il disait avoir 400 à 450 dossiers d’ouverts pour un inspecteur et demi. On peut parler de délais de plusieurs mois. C’est très grave.»
L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal soutient de son côté que la répartition des tâches de son équipe d’inspecteurs correspond à la proportion de dossiers à traiter annuellement.
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