Mon Milton-Parc: Des jeunes, des jardins et des Jeux
Cette infolettre résume les nouvelles de Milton-Parc du 27 mars au 2 avril 2025.
Dès le 9 avril, les adolescents pourront profiter d’un lieu aménagé pour eux à l’angle des avenues des Pins et du Parc.
Le projet se concrétise : Milton-Parc a maintenant son espace dédié aux jeunes de 11 à 17 ans. La clientèle cible était d’ailleurs au rendez-vous dimanche, lors de la célébration inaugurale, malgré la météo.
Plusieurs dizaines d’adolescents, ainsi que des adultes, circulaient entre la résidence Marie-Morin, où s’est maintenant installé l’Espace jeunesse Milton-Parc, et la salle communautaire de la Cité-des-Hospitalières, où se trouvait un buffet, des décorations festives et un téléviseur projetant un documentaire sur le projet conçu par quelques-uns de ses principaux intéressés.
Le nouvel espace dédié aux jeunes ouvrira officiellement ses portes à partir du 9 avril, les mercredis et vendredis, entre 15h et 20h, et pourra accueillir un maximum de 25 personnes à la fois. Pour ce qui est des fins de semaine, l’accessibilité des locaux alternera du samedi au dimanche, d’une semaine à l’autre.
Les jeunes pourront se rendre dans les locaux équipés de jeux de société, d’un espace de jeux vidéo, d’une table de babyfoot ainsi que de canapés et d’autres types de mobilier propice à la relaxation.
L'Espace jeunesse Milton-Parc ouvrira officiellement ses portes le 9 avril. – photos : Devin Ashton-Beaucage
«On a une liste de présences et un numéro de téléphone où les parents peuvent nous appeler pour savoir si tout va bien», a souligné Sena Aliskandaria, qui est responsable des activités pour adolescents de l’Association récréative Milton-Parc (ARMP), dont l’Espace jeunesse.
«C’est un quartier où il n’y a pas vraiment de maison de jeunes ou d’endroits pour les adolescents», a expliqué Alexis Girard. Elle était accompagnée d’autres adolescentes qui, comme elle, avaient fait partie d’un comité de jeunes qui avait pour objectif de faire avancer le projet d’Espace jeunesse.
«En gros, on a voulu créer ça pour nous, pour avoir un endroit où on aimerait traîner après l’école, par exemple. Tout le monde peut profiter de ça.»
Valérie Tremblay, la mère de l’une des membres du comité, s'est montrée très fière des accomplissements de sa fille et de ses amies.
«C’est super positif! Je trouve que les jeunes ont mauvaise réputation», a-t-elle noté, nommant quelques préjugés auxquels font face les adolescents, voulant que ceux-ci soient inactifs.
«Desfois, il faut juste leur donner une place pour qu’ils puissent exprimer ce qu’ils veulent. Si on leur donne la chance, ça mène à de super beaux projets.»
Nadia de Gagné, une autre mère présente à l’événement a dit voir l’arrivée de l’Espace jeunesse comme étant bénéfique pour ses enfants.
«Ils sont généralement à l’extérieur. C’est le fun de savoir qu’ils peuvent aussi se retrouver dans un endroit fixe où ils pourront être en sécurité et pourront échanger avec d’autres jeunes.»
Un autre jeune a souligné l’importance d’avoir des lieux de rencontres à l’extérieur de l’école. «On peut retrouver des amis qu’on voyait seulement l’été, au camp. On n’est pas forcément dans la même école», a fait remarquer Adrian Vannieuwenhuyse.
La conseillère d’arrondissement du district Jeanne-Mance, Maeva Vilain, était aussi sur les lieux et s’est montrée heureuse de la nouvelle ressource destinée aux adolescents.
«C’est un besoin qui a été nommé dans le quartier depuis longtemps. Donc, on est très contents d’avoir cette offre aujourd’hui et que ce soit dans un aussi bel endroit que la Cité-des-Hospitalières», a noté celle qui est aussi responsable du dossier sports et loisirs.
L’idée de créer l’Espace jeunesse a commencé à prendre forme il y a de cela environ deux ans, a raconté Sena Aliskandaria. Non seulement il n’y avait pas de maison de jeunes dans le quartier, il y avait peu d’activités destinées aux 12 à 17 ans.
«Tout ce qui est service de garde, camp de jour, ça s’arrête à douze ans. Donc, il y a une espèce de fossé», a-t-il expliqué.
C’est dans ce contexte que le comité de jeunes de 12 à 17 ans, auquel Alexis Girard et ses amies siégeaient, est né. Les membres avaient comme objectif de prendre note des envies de leurs pairs.
Les parents ont éventuellement été sondés et se sont aussi montrés désireux de voir naître un tel espace.
L’équipe a ensuite fait appel aux résidents du quartier. Plusieurs d’entre eux ont donné leur appui au projet. C’est notamment le cas de Richard Phaneuf, une force mobilisatrice connue du quartier Milton-Parc, «qui s’est beaucoup battu pour qu’il y ait un espace jeunesse», a souligné M. Aliskandaria.
Les jeunes ont ensuite conçu un documentaire portant sur leurs efforts et financé par l’arrondissement, qui a été projeté au Cinéma du Musée.
Se rendant compte que le projet avait le vent dans les voiles et avait le potentiel de se concrétiser, l’équipe de l’ARMP a dû surmonter le défi de trouver un espace abordable.
«On s’est retrouvés avec des loyers entre 4000$ et 6000$ par mois, pour une maison des jeunes, qui ne retire aucun bénéfice. C’était impensable», a raconté Sena Aliskandaria.
Les locaux de la résidence Marie-Morin ont finalement été trouvés grâce à un parent, qui travaillait pour Entremise, l’organisme responsable de gérer la Cité-des-Hospitalières pour la ville de Montréal.
En décembre, ce dernier avait informé l’équipe de l’ARMP du départ de la bibliothèque d’outils La Remise. Le projet d’Espace jeunesse a ensuite été accepté pour y succéder et n’aura qu’une fraction des loyers mentionnés plus haut à débourser, soit environ 1000$.
Les locaux seront partagés avec un autre organisme. Il s'agit de Tasiutigiit, qui se voue à la préservation des liens entre les enfants autochtones vivant au sein de familles d’accueil et leur culture.
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